L’aide aux plus démunis à Maisons-Alfort : une duperie
Vendredi, 01 Janvier 2010 00:00
« L'équipe municipale mène une politique active de solidarité pour aider les Maisonnais défavorisés, fragilisés et les familles modestes.». Ces écrits de la majorité municipale ne résistent pas à l'épreuve des faits.

Depuis le 1er janvier 2009, la loi DALO (Droit Au Logement Opposable) impose aux communes urbaines de disposer d'une place d'hébergement d'urgence par tranche de 1 000 habitants. Interrogé en Conseil Municipal, le Maire, visiblement embarrassé, a répondu qu'il existait des maisons-relais à la résidence Louis Fliche des Planètes. Renseignement pris, elles ne relèvent pas de la loi DALO et sont gérées par une association privée. Dans ce domaine, hautement sensible de l'aide aux personnes en difficulté, le Maire n'applique pas la loi.

Une employée communale de l'école maternelle des Planètes est sans logement depuis septembre 2009.

Avec ses 4 enfants de 4 à 11 ans elle a été expulsée de chez ses beaux-parents après avoir porté plainte pour violences conjugales. Un collectif de soutien de parents d'élèves et d'enseignants de l'école a entrepris des démarches pour trouver une solution à son problème de logement.

Le 31 décembre 2009, avec ses 4 enfants, elle était toujours ballotée de logement d'urgence en logement d'urgence au gré des disponibilités du SAMU social et d'associations d'aide sociale. Que fait le Maire ? Il écrit : «pour certains la solidarité est un thème de discours. A Maisons-Alfort, l'équipe municipale agit pour que ce soit une réalité au quotidien».

À cette maisonnaise dans la difficulté et à tous les maisonnais, nous souhaitons une bonne année 2010 et formons le vœu que la solidarité soit dans les faits «une réalité au quotidien». Notre email : Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.

 

H. ARCAL
Liste «Créons pour Demain»