A la recherche d’un hébergement d’urgence !
Lundi, 01 Mars 2010 00:00

C'est à un jeu de piste à travers Maisons-Alfort que nous a convié le maire lorsqu'on l'a interrogé sur les lieux d'hébergement d'urgence en application de la loi DALO (Droit Au Logement Opposable). Elle impose aux communes urbaines de disposer d'une place par tranche de 1 000 habitants. Dans un 1er temps il nous a envoyé à la résidence Louis Fliche des Planètes. Mauvaise pioche ! Ensuite, il nous a donné des adresses dont l'une correspond à un hôtel et l'autre à un immeuble de bureau. Mauvaises pioches ! Enfin, il nous a dit que les adresses ne doivent pas être dévoilées et annonce une vingtaine de places (qui sont invérifiables) dont il ignorait l'existence un mois avant.

Ces faux-fuyants traduisent l'embarras du maire. Et dire que dans un numéro précédent, il nous accusait d'« ignorer l'existence de logements d'urgence » !

Avec le même aplomb il nous a qualifié d'«intermittents du social». L'employée communale de l'école maternelle des Planètes qui, avec ses 4 enfants de 4 à 11 ans, est sans logement depuis septembre 2009 aurait bien aimé que la mairie s'intéresse à son cas «par intermittence». La consultation du site http://soutiensanstoit.blogspot.com/ montre que le soutien aux familles en difficulté ne s'exerce pas à Maisons-Alfort, même de manière intermittente !

La bourse culture a été créée sur notre proposition. De plus, après des années de stagnation, nous avons obtenu que le montant des bourses soit indexé sur le coût de la vie. La solidarité consiste à aider en priorité les familles en difficulté. Sans critère sur les conditions de ressources, combien d'aides financières vont-elles aux familles qui n'en ont pas besoin ? C'est peut-être le but recherché !

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H. ARCAL
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