| Écrit par Henri F. |
|
La souffrance au travail en chiffres*
* chiffres fournis par le ministère du travail. Souffrance au travail, la faute au management ?La souffrance est non seulement liée au stress mais également aux méthodes de management qui peuvent avoir des conséquences sur les plans professionnel, personnel et familial. Le salarié est seul face aux difficultés, sans aucun accompagnement dans son évolution professionnelle. "Casser du salarié" en employant des méthodes insidieuses avec des réorganisations et déplacement de salariés ces méthodes sont bien réelles dans l'entreprise, comme à France Telecom. La mise au placard de cadres qui n'entrent pas dans le "moule". Le turn-over de ces cadres qui ne laisse pas le temps de l'évaluation des salariés pour prétendre à promotion, des objectifs fixés inatteignables !!! Les acquis professionnels qui ne sont plus pris en compte à l'arrivée d'un nouveau manager d'où manque de reconnaissance des compétences et de motivation du salarié. Face à de la rentabilité de l'entreprise et de l'actionnaire, la valeur du travail n'est plus reconnue.  Frustrations et sentiment d'échec.La vie des salariés ne se joue pas uniquement à l'intérieur de l'entreprise mais aussi à l'extérieur ; la vie privée se trouve affectée : maladie, dépression, isolement, échecs personnels, perte de crédibilité, d'autorité face aux enfants etc... Ces conséquences peuvent être lourdes sur plan sociale et pour l'entourage familial, à cause d'une remise en cause de l'équilibre entre vie professionnelle et familiale.  Documentaire de Jean-Michel Carré, J'ai très mal au travail. Quelques témoignages : Sur l'équilibre de la vie je choisirais mon travail... C'est vital d'avoir un travail qui nous plaise, de nourrir la famille et d'assurer l'avenir de nos enfants... C'est vrai quand on a pas de travail, vous avez le sentiment que vous faites rien, que vous êtes nul. Que la vie n'a pas d'intérêt... Avec le travail, on est lien avec les autres ...C'est fondamental... Ne pas avoir de travail, avoir un travail mal payé, ne pas être considéré, soufrir au travail, si le malheur est associé au travail, il accentue ce sentiment de subir et d'être en position d'infériorité dans la société... Dans une enquête récente le travail arrive en 2ème position après la santé, comme condition du bonheur, largement devant la famille, l'argent et l'amour. Cette attente des Français est paradoxale quand on constate l'augmentation considérable de la sourfrance au travail depuis ces 10 dernières années. Le travail est une servitude volontaire, parce qu'on n'est pas un esclave !!! Nous allons volontairement au travail tous les jours, il faut le reconnaître... Il y a toute une présentation de la société et du travail comme un privilège et quand vous en avez un, vous allez au boulot, vous dites que vous avez de la chance... Le travail c'est la soufrance, le plaisir , c'est un amalgame de tout ça, un amalgame de colère par rapport à tous ceux qui ne savent pas ce que c'est que le travail... Le thème de la souffrance au travail est un thème central qui touche de plus en plus toutes les couches sociales, il y a de moins en moins de solidarité, de fraternité, d'humanité, l'individualisme prend le dessus au détriment du collectif. C'est à un changement radical de société que le parti socialiste aspire en remettant l'être humain au cœur des décisions.  Chiffres-clés par exemple à France telecom :
 Dépression et anxiété en tête des maladies profesionnellesLes pathologies psychosociales s'inscrivent pour la première fois en tête des causes de consultations auprès des médecins experts en santé du travail.  Les pathologies psychosociales, telles que la dépression ou l'anxiété s'inscrivent au premier rang des maladies professionnelles, selon un rapport rendu public le 8 octobre 2009 et portant sur les consultations en 2007 auprès de médecins experts en santé du travail. Pour la première fois, "les consultations pour risque psychosocial" représentent 27 % des causes de consultation, note l'Afsset (Agence française de sécurité sanitaire de l'environnement et du travail) dans un communiqué. 4 cas sur 5 liés au travail Ces pathologies relèvent dans 80 % de cas lié au travail et touchent davantage les femmes qui consultent plus que les hommes (72 % contre 28 %). Les services constituent le secteur d'activité le plus concerné, avec au premier chef la finance, l'immobilier, le commerce, les transports, les communications, l'éducation et la santé. Les autres causes de consultation sont stables depuis plusieurs années : pathologies respiratoires pour 19 % des patients, maladies de peau pour 15 %, maladies du système ostéo-articulaire (dont troubles musculo-squelettiques) pour 13 % et cancers pour 9 % -dont 72 % de consultations pour cancers broncho-pulmonaires, liés à l'amiante ou à d'autres substances chimiques- Au total, les hommes constituent 55 % des patients examinés contre 45 % pour les femmes. Les plus de 60 ans sont également surreprésentés. |
|