
Fin de la trêve hivernale
Les expulsions des logements sont autorisées.
Attention danger !
Depuis le 15 mars dernier, les agents de la force publique peuvent intervenir pour expulser les locataires les plus précaires.
À Maisons-Alfort, 11 locataires (dont 2 employés municipaux) de l'hôtel « La Boule du Vert » dans le quartier du Vert-de-Maisons sont menacés d'expulsion. Un avis de fermeture a été signé par le maire en novembre 2007 pour cause d'insécurité. En 2005, la Commission de Sécurité avait signalé des anomalies mais les travaux n'ont pas été exécutés.
Signer un avis de fermeture sans se préoccuper au préalable si un relogement est prévu, équivaut à signer un arrêter d'expulsion.
L'expulsion n'a pas eu lieu grâce à l'action d'un comité de défense des locataires. Les occupants sont à la merci de coupures d'électricité, d'eau et de gaz.
Le gérant est défaillant : il ne fait pas les travaux et ne recherche pas à reloger les occupants. Dans ce cas, la loi prévoit que le maire doit prendre le relais. Ce fut l'objet d'une note récente de la Ministre du Logement et de la Ville. Si on estime qu'il existe une situation d'insécurité, on ne peut laisser les choses en l'état !
Cette affaire met en lumière l'inconfort dans lequel vivent ces familles. Dans cet hôtel, une famille avec 2 enfants vit dans une chambre de 15m² à des prix de location abusifs depuis près de 4 ans. Ses demandes répétées de logement se heurtent au refus du maire.
Cette affaire souligne la crise de l'offre de logement dans notre ville. Les maisonnais dont le pouvoir d'achat se réduit sont contraints de quitter la ville pour se loger à des prix raisonnables. Qui peut accéder à la propriété lorsque, face à la mairie, les appartements sont vendus 5 000 € le m² ?
Hélios ARCAL



