LE MONDE 20/01/2012
Le prix de l'essence devient un sujet de débat dans la campagne présidentielle. Nicolas Sarkozy est revenu à la charge sur cette question, lundi 27 février sur RTL. Le président-candidat a fustigé la proposition émise par Ségolène Royal fin janvier de bloquer "temporairement" les prix de l'essence, qui atteint des records inégalés et se rapproche de 2 euros le litre."C'est mentir de dire ça, ça n'a aucun sens. Le blocage des prix peut avoir du sens pour quelque chose qui est en France, mais quelque chose qui est acheté à l'étranger ?", a fustigé le chef de l'Etat, avant de s'en prendre à M. Hollande et de demander "à ses amis qui dirigent les régions et qui prélève une taxe sur le pétrole d'alléger cette taxe et de la diminuer".
L'attaque n'est pas la première de la part de l'UMP, alors que les prix à la pompe atteignent des records. Le PS avait proposé fin janvier le retour de la "TIPP flottante" mise en place par le gouvernement Jospin de 2000 à 2002. Une proposition jugée par Eric Besson, ministre de l'industrie, "totalement impossible et inefficace", car baisser les prix de 10 centimes à la pompe revient à faire perdre à l'Etat pas moins de 5 milliards d'euros, selon lui. Quant à l'encadrement des prix, il est, "juridiquement, totalement impossible", assure M. Besson.