Ecole: les moyens attribués renforcent les inégalités

LE MONDE 12/04/2012

L'éducation n'est plus nationale. Un rapport d'observations provisoires de la Cour des comptes que Le Monde s'est procuré montre pour la première fois l'injustice de la répartition des moyens d'enseignement sur le territoire. Quelque 93 pages d'un travail inédit dévoilent ligne après ligne comment l'Etat donne plus à ceux qui ont déjà plus et moins à ceux qui cumulent tous les risques de réussir moins bien. Un favoritisme qui s'est aggravé ces dernières années.

L'académie de Créteil, qui était en 2006 dans la moyenne nationale pour la dépense par élève dans le primaire, est tombée au 22e rang sur 26. Et c'est la même injustice dans les lycées et collèges. Pour la rentrée 2011, Créteil, qui gagnait 3 836 élèves dans le second degré, a perdu 426 postes, quand l'académie de Paris, qui gagnait, elle, 1 000 élèves, a obtenu 20 emplois de plus.

Les profiteurs, obsession de Nicolas Sarkoy

ALTERNATIVES ECONOMIQUES 07/03/2012

Nicolas Sarkozy, qui souhaite conditionner les allocations sociales à des contreparties obligatoires pour inciter les chômeurs à accepter un emploi, est littéralement obsédé par les aides sociales. Ses nombreuses erreurs sur la prime pour l'emploi ou le RSA montrent qu'il est persuadé que celles-ci découragent la reprise d'un emploi, et que ceux qui les reçoivent sont autant de profiteurs qui se la coulent douce.

Des demandeurs d'emplois déjà sous la contrainte

LE MONDE 10/02/2012

L'annonce faite par Nicolas Sarkozy, dans Le Figaro Magazine du 11 février, de rendre "obligatoire", pour le demandeur d'emploi, le suivi d'une "formation qualifiante" après "quelques mois " de chômage viendrait, si elle se concrétisait, durcir un arsenal déjà contraignant.

Dans le projet de M. Sarkozy, le demandeur d'emploi devrait ensuite accepter "la première offre d'emploi correspondant au métier" pour lequel il a été formé. Ce dispositif rappelle celui de l'offre d'emploi dite raisonnable, actuellement en vigueur. Et qui peine à s'appliquer.

La France des mal-logés

ALTERNATIVES ECONOMIQUES Février 2012 (n°310)

Le rapport 2012 de la Fondation Abbé Pierre dénonce le désengagement de l'Etat, alors que la crise du logement bat son plein.

 " Il y a vingt ans, quand nous avons commencé à rédiger nos rapports, jamais nous n'aurions imaginé en arriver à la situation actuelle ", s'alarme Christophe Robert, le directeur des études de la Fondation Abbé Pierre (FAP), au moment de présenter le 17e rapport annuel sur " L'état du mal-logement en France ". " A l'époque, on trouvait des mal-logés essentiellement parmi des ménages exclus. Aujourd'hui, le mal-logement s'est profondément enraciné, et la crise de 2008-2009 a joué un rôle d'accélérateur. " Les inégalités face au logement se sont beaucoup creusées : ces vingt dernières années, le taux d'effort (c'est-à-dire la part de leur budget qu'ils consacrent au logement) des 20 % les plus riches est resté stable à 19 %. A l'inverse, les 20 % les plus modestes y engloutissent 48 % de leurs revenus, contre 31 % en 1992.

 

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