Citoyen électeur et courtisé un jour, simple administré pendant plusieurs années

On connaît le coût de la démocratie, mais quel est le prix de son déni au quotidien ? 

Déjà dix morts liés au mouvement des Gilets Jaunes. Une centaine de millions de dégâts. Un à deux milliards de manque à gagner pour le commerce en cette fin d’année. L’impact sur le PIB et le déficit budgétaire de la France prouvera malheureusement qu’on ne peut espérer un développement économique pérenne que dans le cadre d’une société inclusive et attentive à toutes ses parties.

L’affichage libre fait partie des moyens qui nous sont donnés d’être citoyens 365 jours par an. Lorsque le Maire dénigre notre démarche en parlant uniquement d’affichage politique, nous l’encourageons à relire l’article R581-2 et les suivants, où le législateur parle d’affichage d’opinion et de publicité relative aux activités des associations. Aujourd’hui, les seules associations qui disposent de panneaux (sous clef) sont celles adhérentes à l’OMC et à l’OMS. Quid des autres, que l’on croise tous les 2 ans, exclues, à l’extérieur du Forum des Associations ?

Doit-on « tenir » sa ville, ses associations, sa société civile, ou bien œuvrer à faciliter son développement économique, social et culturel ? Faut-il formater les esprits, ou améliorer leur capacité à comprendre tout aussi bien les problèmes du quartier que ceux du Monde ? Les citoyens ne sont ni de simples réserves de voix ni des consommateurs de services publics ou d’activités associatives. Ils aspirent à jouer le rôle qui leur revient dans la construction responsable de leur quotidien.

Nous souhaitons aux Maisonnais une très bonne et très heureuse année 2019. 

Maisons-Alfort : c’est vous !
Xavier COHARD, Marie-Line DUCRÉ, Gilles BETIS

Expression libre à Maisons-Alfort

À notre demande, Maisons-Alfort va satisfaire à l’obligation de disposer des panneaux d’affichage libre, réservés à l’affichage d’opinion et à la publicité relative aux activités des associations sans but lucratif. Lors du dernier Conseil Municipal, le Maire considérait cette obligation obsolète au vu des possibilités offertes par les réseaux sociaux. Plutôt amusant de la part d’une commune qui n’ose proposer à ses citoyens ni page Facebook, ni fil Twitter, se refusant ainsi à initier un dialogue ouvert, pratique, immédiat et efficace, au risque de se faire parfois interpeller si la situation l’exige !

Ces espaces d’expression permettront de partager informations associatives et points de vue AVEC TOUS, en complément des moyens Internet déjà utilisés. C’est un élément essentiel de démocratie locale POUR TOUS ceux qui ne disposent pas de 28 pages en quadrichromie et papier glacé tous les mois, et qui concilient leur engagement avec des vies familiale, professionnelle et sociale de plus en plus denses.

Difficile à comprendre pour qui a fait de la politique son métier. Maisons-Alfort est devenue une couveuse politique du parti Les Républicains, où le Maire, nommé en cours de mandat, utilise sa position pour se hisser à d’autres fonctions. En témoigne la nomination récente d’Olivier Capitanio à la présidence de la délégation LR du Val-de-Marne. Quelle sera sa prochaine ambition ? Député ? Sénateur ? Ce système atteint ses limites. Qu’on observe les taux d’abstention ou le récent mouvement des Gilets Jaunes, le peuple français crie sa désapprobation d’une oligarchie politique impuissante non pas à l’entendre, mais à l’écouter.

Maisons-Alfort : c’est vous !
Xavier COHARD, Marie-Line DUCRÉ, Gilles BETIS

Il y a 100 ans…

Le 11 novembre au soir, 3 jours après que les Allemands eurent accepté le principe de l’armistice et qu’il eut été signé, Georges Clemenceau confie : « Nous avons gagné la guerre et non sans peine. Maintenant, il va falloir gagner la paix, et ce sera peut-être encore plus difficile. » 

Ce centenaire doit être pour chaque citoyen l’occasion de réfléchir aux enseignements de cette commémoration. Il aura fallu une guerre mondiale supplémentaire pour qu’enfin la paix s’installe en Europe et que la construction d’une Union entre nos différents pays soit effective. 

Mais notre Union Européenne est aujourd’hui menacée, et la paix chèrement acquise pourrait l’être aussi. De l’intérieur, avec le Brexit et la montée régulière des partis nationalistes ou populistes et leur accès au pouvoir. De l’extérieur, avec les présidents de grandes puissances qui manipulent les opinions à force de « vérités alternatives » et de manipulations sur les réseaux sociaux pour tenter d’accélérer ce mouvement délétère. De l’extérieur encore, en étant impuissants à aider ceux qui souffrent de conditions politiques déplorables, de guerres et bientôt d’aléas climatiques dramatiques, à construire chez eux un futur prospère et désirable.

Nous avons un devoir de vigilance et de solidarité pour que le désespoir des plus vulnérables ne débouche pas sur les totalitarismes de demain, et sur les pires mouvements de population que nous n’aurons jamais connus en Europe. 

Le 11 novembre prochain, devant le monument aux morts de Maisons-Alfort, à l’heure du recueillement et des hommages à ceux qui voilà 100 ans se sont sacrifiés, nous aurons en tête ces pensées. Elles guideront nos actions futures. 

Maisons-Alfort : c’est vous ! 
Xavier COHARD, Marie-Line DUCRÉ, Gilles BETIS

La Métropole rappelle Maisons-Alfort à son devoir de solidarité.

La Métropole du Grand Paris, qui ne doit pas être confondue avec le projet de super métro, est une structure politique, qui fédère les communes de Paris et de la petite couronne.

Certaines compétences lui ont été « déléguées », dont la politique de l’habitat. Elles’est donc emparée du sujet et a soumis à l’avis des communes la composant un Plan Métropolitain de l’Habitat et de l’Hébergement (PMHH). La majorité a émis un avis favorable sous trois réserves, dont deux auxquelles nous ne nous sommes pas associés.   (suite…)