Après avoir fait la sourde oreille fin 2018, notre ville a mis à disposition des Maisonnais une urne pour recueillir leurs doléances et renvoie laconiquement au site du Grand Débat.

Point final. C’est tout ? Oui, c’est tout !

Le débat ne serait-il que national ? N’y aurait-il aucun sujet local qui ne puisse faire l’objet de discussion construites, argumentées, ouvertes et constructives, et qui ne réduise pas à quelques mots échangés çà et là au détour d’un marché ou d’une kermesse ? Le partage de l’espace public, l’urbanisation galopante, l’impact de la ligne 15 au Vert-de-Maisons, le commerce, l’artisanat et l’économie locale, la représentation des quartiers et bien d’autres sujets encore ne mériteraient-ils pas débat ?

Citoyens et mouvements locaux ont donc pris l’initiative et organisé leurs propres ateliers, souvent par leurs propres moyens. Notons que notre groupe municipal s’est vu refuser un accès gracieux à une salle de la ville.

Déni de démocratie également quand les interventions des groupes d’opposition sont rapportés aléatoirement dans les comptes-rendus des commissions, et ne sont pas transcrites dans ceux du conseil municipal. Autre exemple, le 21 février lorsque M. Capitanio refuse d’inscrire une question diverse portant sur les moyens de recharge de véhicules électriques à Maisons-Alfort.

Harmonie ? Démocratie et communication politique sont différentes. Une ville n’est pas un musée d’arbres remarquables, un écosystème sous contrôle. C’est un biotope complexe qui se nourrit de sa société civile, avec une équipe municipale qui ne gouverne pas POUR les habitants, mais AVEC eux.

Maisons-Alfort : c’est vous !
Xavier COHARD, Marie-Line DUCRÉ, Gilles BETIS

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