À la suite du grand débat, Emmanuel Macron a annoncé deux mesures concernant les collectivités territoriales.
Tout d’abord, un nouvel « acte de décentralisation ». Gouverner mieux, au plus près du terrain. Nous sommes d’accord avec le principe. Mais un grand flou demeure sur « le transfert des responsabilités démocratiques ».

Dans de nombreuses villes, Maisons-Alfort en est un excellent exemple, la majorité municipale élue met la démocratie locale sous le boisseau, et déroule son programme jusqu’au prochain scrutin. Sans structures élues ou tirées au sort dans les quartiers, pas de projets locaux. Pas de budget participatif pour actionner ces projets, pas d’engagement citoyen.

Le code électoral donne aux majorités municipales une représentation bien supérieure à la proportion des voix acquises lors de l’élection. Une proportionnelle stricte pour les listes ayant fait plus de 5 % permettrait un meilleur contrôle et une meilleure représentativité des habitants. Cela obligerait les différents groupes du conseil municipal à s’entendre. Ce ne serait que respect vis-à-vis des électeurs minoritaires, et peut-être même la fin de ces oppositions stériles qui exaspèrent tantnos concitoyens.

Quant à renforcer « le droit de pétition local », il suffirait d’abaisser le seuil de mobilisation du corps électoral à 5 % (soit environ 2 000 Maisonnais) au lieu des 20 % actuels pour demanderl’inscription d’une affaire au Conseil Municipal, et engager une démarche participative de résolution des problèmes. Un Maire soucieux de démocratie locale pourrait fort bien décider de le faire sans attendre.

Maisons-Alfort : c’est vous !
Xavier COHARD, Marie-Line DUCRE, Gilles BETIS

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