Le 11 novembre au soir, 3 jours après que les Allemands eurent accepté le principe de l’armistice et qu’il eut été signé, Georges Clemenceau confie : « Nous avons gagné la guerre et non sans peine. Maintenant, il va falloir gagner la paix, et ce sera peut-être encore plus difficile. » 

Ce centenaire doit être pour chaque citoyen l’occasion de réfléchir aux enseignements de cette commémoration. Il aura fallu une guerre mondiale supplémentaire pour qu’enfin la paix s’installe en Europe et que la construction d’une Union entre nos différents pays soit effective. 

Mais notre Union Européenne est aujourd’hui menacée, et la paix chèrement acquise pourrait l’être aussi. De l’intérieur, avec le Brexit et la montée régulière des partis nationalistes ou populistes et leur accès au pouvoir. De l’extérieur, avec les présidents de grandes puissances qui manipulent les opinions à force de « vérités alternatives » et de manipulations sur les réseaux sociaux pour tenter d’accélérer ce mouvement délétère. De l’extérieur encore, en étant impuissants à aider ceux qui souffrent de conditions politiques déplorables, de guerres et bientôt d’aléas climatiques dramatiques, à construire chez eux un futur prospère et désirable.

Nous avons un devoir de vigilance et de solidarité pour que le désespoir des plus vulnérables ne débouche pas sur les totalitarismes de demain, et sur les pires mouvements de population que nous n’aurons jamais connus en Europe. 

Le 11 novembre prochain, devant le monument aux morts de Maisons-Alfort, à l’heure du recueillement et des hommages à ceux qui voilà 100 ans se sont sacrifiés, nous aurons en tête ces pensées. Elles guideront nos actions futures. 

Maisons-Alfort : c’est vous ! 
Xavier COHARD, Marie-Line DUCRÉ, Gilles BETIS

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