La Métropole du Grand Paris, qui ne doit pas être confondue avec le projet de super métro, est une structure politique, qui fédère les communes de Paris et de la petite couronne.

Certaines compétences lui ont été « déléguées », dont la politique de l’habitat. Elles’est donc emparée du sujet et a soumis à l’avis des communes la composant un Plan Métropolitain de l’Habitat et de l’Hébergement (PMHH). La majorité a émis un avis favorable sous trois réserves, dont deux auxquelles nous ne nous sommes pas associés.  

La Métropole a noté d’une part que 2/3 des demandes de places d’hébergement d’urgence n’étaient pas satisfaites. Or, si la moyenne est de 12,5 places pour 1 000 habitants dans la Métropole, Maisons-Alfort nen dispose que de 2,3, soit 15 % de l’objectif fixé. La Métropole a demandé à la commune de se rapprocher de la moyenne, ce que la majorité refuse, au nom de la stricte application d’une loi insuffisante.

D’autre part la loi prévoyait que les communes de plus de 5 000 habitants devaient créer des zones d’accueil, de 10 à 12 places, pour les gens du voyage. La Métropole a repris ces obligations et demande à la commune de se doter d’une telle aire. La majorité le refuse également. Si les difficultés d’application sont réelles, nulle volonté n’est constatée de trouver une solution satisfaisante.

Maisons-Alfort se doit d’être solidaire des autres communes de la Métropole, en particulier vis-à-vis des plus vulnérables. La majorité fait le choix de la ségrégation sociale, nous le refusons.

Maisons-Alfort : c’est vous !
Xavier COHARD, Marie-Line DUCRE, Gilles BETIS

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